samedi, 22 novembre 2008
Avec le Parti socialiste, le pire est toujours à venir.
Après les deux semaines de combats déplorable et un congrès qui a mis en valeur la désunion de ses leaders. Voilà maintenant le parti socialiste avec une élection inaboutie, sur fond d'accusations de fraude. Cela me confirme simplement que les années passent mais que les méthodes elles restent inchangés. Mme Royal exige que l'on organise un nouveau vote, quitte à désigner des observateurs extérieurs!!! On ne rigole pas!!! Nul doute que dans quelques jours ces petites querelles seront vite oubliés....enfin jusqu'à l'élection Présidentielle...
Dans cette lutte, François Hollande devra forcément œuvrer pour trouver un terrain d'entente entre les "deux copines". Déjà quelques pacificateurs tentent de faire accepter l'idée d'un ps a deux têtes...J'ai toujours eu enormément de repect pour les adhérents de la base...mais la je dois dire, que je suis en admiration devant leurs patience....
13:12 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, gauche moderne, savoie, chambéry, djamel keriche, politique savoyarde
vendredi, 21 novembre 2008
Entretien
Patrice SCHOENDORFF, Adhérent Gauche Moderne à Lyon, Président du Comité de Soutien au candidat démocrate Barack OBAMA.
Patrice SCHOENDORFF mè-ne une brillante carrière de psychiatre légiste à l’Institut de Médecine Légale de Lyon et enseignant à la Faculté de Médecine de Lyon et de Grenoble, avec notamment la création du premier DIU (type profiler) de psychocriminolistique en France. En parallèle, son engagement politique, toujours à gauche, l’a conduit à Gauche Moderne, mais aussi à soutenir la candidature de Barack OBAMA par le biais d’un ‘Comité des Amis Lyonnais de Barack OBAMA’ (retrouver l’adresse de leur blog sur notre site ici) http://amislyonnaisobama.blogspot.com/
Pourquoi un comité de soutien à Barack OBAMA ?
Patrice SCHOENDORFF:La réussite de Barack OBAMA, sénateur noir puis candidat noir à la présidence des Etats-Unis, m’interpelle. Moi-même issu de la diversité (ndlr. : franco-camerounais), je me suis rendu compte avec des amis qu’une telle aventure humaine était probablement impossible en France aujourd’hui. Et tout le sens de notre comité est de soutenir Barack OBAMA, de suivre sa campagne, et de réfléchir sur ce que sa campagne nous apprend de notre pays. Notre comité n’est pas un fan club, c’est un mouvement spontané de gens qui se retrouvent autour d’une personne, d’un parcours, pour essayer de voir ce qu’il faut changer ici pour qu’un tel parcours devienne plausible.
Justement, que ressort-il du révélateur OBAMA appliqué à la France ?
P.S. : Notre pays a 20 ans de retard au moins dans l’acceptation des diversités de sa population. Il y a presqu’un tabou autour de la question des minorités. L’amalgame avec les problèmes de la banlieue ne permet pas d’aborder sereinement la question de la diversité. Cela ne fait qu’aggraver la tentation du communautarisme, en particulier black, et du racisme anti-système (et de plus en plus souvent antisémite). Il faut poser le problème pour pouvoir espérer le résoudre. C’est pour cela que je soutiens le président SARKOZY car sa démarche permet de promouvoir la diversité, sur la base non pas d’une couleur de peau, mais d’une compétence. En agissant avec pragmatisme, on peut faire bouger les codes qui empêchent les personnes issues de la diversité d’accéder à des postes malgré leurs compétences. C’est d’ailleurs pour cela aussi qu’il faut approfondir la réflexion sur une ‘Affirmative Action’ à la française pour étudier dans quelles circonstances elle pourrait être mise en place.
Ne craignez-vous pas le risque que des quotas, de recrutement par exemple, à la fois permettent à des jeunes qualifiés, issus de la diversité, d’accéder à des postes pour lesquels ils sont aujourd’hui barrés, et en même temps minent ou minimisent leur légitimité à occuper ces postes ?
P.S. : Effectivement, ce risque est réel. Mais tout l’intérêt du débat est d’abord de reconnaître et d’accepter que les personnes qualifiées issues de la diversité ont le plus grand mal à se faire recruter en France. Les blocages sont tels qu’aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux à quitter notre pays, pour le Qatar par exemple, ou d’autres pays où leur couleur de peau n’agira pas comme un frein rédhibitoire. C’est évidemment une perte regrettable pour notre pays.
Pourtant, je crois que la société française est plus avancée dans l’acceptation des minorités que le système en général, et les élites politiques ou économiques en particulier. Mais il faut aussi que les personnes issues de la diversité ne se voient plus en victimes, en quémandeurs d’un poste ‘réservé’ à la diversité, mais en acteurs libres et volontaires de notre société. C’est dans cette perspective que nous allons créer un nouveau média centré sur la question de la diversité. Prenant le relais de notre blog, qui est très populaire (ndlr. : 13000 visites en 2 mois), nous allons promouvoir la diversité sous toutes ses formes sociales, économiques, artistiques ou politiques. Notre objectif est de créer un vrai média, avec tout le professionnalisme requis, notamment grâce à un partenariat avec l’Ecole de Journalisme de Lyon et quelques ‘signatures’. Nous voulons donner l’exemple pour que les personnes issues de la diversité se prennent en main. Il faut éviter deux pièges : le fatalisme (je suis de la diversité, donc je n’ai aucune chance) et le cynisme (je suis de la diversité, donc j’ai droit à). Il faut donc réfléchir à promouvoir la diversité de manière positive et constructive pour qu’un jour la perspective de voir élu un président de la République Française issu de la diversité soit suffisamment crédible pour qu’elle puisse éventuellement devenir réalité.
17:12 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : barack obama, politique, américaine, djamel keriche, gauche moderne
mercredi, 19 novembre 2008
Pourquoi le social libéralisme? par Jean François
Parce que nous sommes en crise.
Parce que nous avons désormais une obligation de résultats.
Parce que seul un discours de vérité est aujourd’hui à la mesure des enjeux, parce que seul il nous donne les leviers pour agir concrètement : « Dire ce que l’on fait et faire ce que l’on dit ».
Parce nous devons partir de la pratique et non de la théorie.
Et qu’en Europe, du nord au sud, la social-démocratie, le nouveau travaillisme, le socialisme pragmatique, nous montrent que la croissance fondée sur l’innovation, le plein emploi, la hausse du pouvoir d’achat, la vitalité des services publics et la santé du pacte social, constituent des réalités.
Parce que tous ces pays proposent des compromis, d’ailleurs divers, entre les libertés et la solidarité, les dynamiques individuelles et les régulations collectives, les initiatives de la société civile et le volontarisme de l’État.
Parce qu’à force de confondre le libéralisme et l’ultra-libéralisme, nous devenons aveugles au monde et incapables d’agir sur lui. Ne pouvant penser ni le capitalisme, ni le marché, ni l’entreprise, autrement que sur le mode de l’opposition, nous n’inventons plus de levier d’action pour agir en leur sein. Au risque de voire naître une société de marché destructrice des hommes et de la planète, à l’ombre de notre stérilité et de notre inaction.
Parce qu’à force de confondre le libéralisme et l’ultra-libéralisme, nous nous résignons à un étatisme convenu, à une conception centralisée et autoritaire de l’action publique. Nous ignorons les dynamiques individuelles et collectives. Nous méconnaissons les ressources de la société civile, les vertus de la régulation contractuelle et du compromis. Nous oublions les possibilités d’une puissance publique décentralisée, d’un État-providence rénové, agissant au plus près des besoins et en vue de la satisfaction de ses usagers.
Notre monde a changé. Il est tissé d’échanges généralisés et de flux, d’acteurs individuels et d’appartenances multiples. Notre société est riche de ses diversités, multiculturelle, mais aussi fragmentée et inégalitaire. Les outils d’une politique progressiste doivent changer.
Parce qu’il nous faut un social libéralisme, un socialisme des libertés , réconciliant l’idéalisme et le pragmatisme, en prise sur le monde d’aujourd’hui.
Nous sommes des sociaux libéraux.
Sociaux, car nous devons opposer aux rapports de force et à l’injustice, la nécessité d’une émancipation partagée. Car nous nous donnons pour fin la justice et la protection sociale, la réduction des inégalités et la promotion des solidarités. Car nous travaillons au partage des biens et des droits à l’échelle du continent et du monde. Sociaux, car nous défendons l’esprit public, ce qui fait société. Car nous soutenons le principe d’une action collective et volontariste.
Libéraux, car nous comprenons l’émancipation comme accès à la liberté. Nous défendons la liberté et la responsabilité individuelle, l’autonomie de la société civile, la délimitation de la souveraineté de l’Etat. L’émancipation doit être le fruit des libertés mises en commun : réunies par le débat et la négociation contractuelle, réglées par les normes du droit et l’exercice de la justice.
Oui, le libéralisme est épris de justice et ne se reconnaît pas dans sa forme « ultra » ou « néo », expressions pathologiques d’une liberté déréglée et irresponsable.
Ce sont bien la liberté de la personne, la responsabilité partagée, l’engagement individuel et collectif, qui ouvrent la voie au progrès et à de nouvelles formes de justice sociale.
Être social-libéral, c’est partir du monde tel qu’il est pour le rendre meilleur.
Nous devons reconnaître et assumer l’ambivalence du capitalisme et de l’économie de marché : ils sont à la fois le meilleur et le pire. Nous reconnaissons le rôle du marché, lieu de la production des richesses à partager et des échanges ouverts à l’autre. Nous assumons la concurrence, source d’innovation, de mobilité sociale lorsqu’elle s’oppose aux avantages hérités et aux monopoles constitués. Nous savons que construire une société solidaire, dans le monde tel qu’il est, suppose aujourd’hui, tout en la dépassant, une économie de marché. Nous encourageons l’autonomie source d’épanouissement et de responsabilité. Nous encourageons l’esprit d’initiative et d’entreprise, source de création, pas seulement économique.
Mais, tout autant, nous connaissons l’importance des régulations nécessaires à la correction des injustices et nous ne nous satisfaisons pas de politiques d’accompagnement. Bien plus, nous nous opposons à la seule logique de la production et de la rentabilité maximale. Nous refusons une société de marché faite d’une juxtaposition d’individus producteurs et consommateurs, isolés et mus par leur seul intérêt.
Nous soutenons que la croissance est nécessaire mais pas suffisante au développement. Que l’individu est d’abord un être social, une personne possédant des dimensions multiples qui ne se réduisent pas à ses fonctions économiques. Nous avons le projet d’une société solidaire, n’ignorant pas le non-marchand, qui comprenne l’émancipation comme épanouissement partagé.
Notre social-libéralisme est en prise sur le monde contemporain car ses principes et ses questions entrent en résonance avec lui.
Foncièrement pragmatique et anti-idéologique, il insiste sur le retour aux faits, aux conditions de vie, de production et d’échange, aux rapports de force.
Il s’intéresse aux conditions concrètes d’une liberté partagée. Il cherche à accorder, sous la forme du compromis et de la régulation, le jeu des libertés et l’exigence de justice.
Il défend les conquêtes pratiques du réformisme.
Il témoigne de son engagement démocratique, fondé sur l’autonomie et le pluralisme du corps social.
Il porte ses regards vers le fédéralisme européen et la solidarité internationale.
20:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, savoie, gauche moderne, jean marie bockel, département, keriche djamel
Jean-Marie Bockel
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