mardi, 13 octobre 2009

Courte histoire d'un jeune parti: La Gauche Moderne

La Gauche Moderne est le prolongement  d’un club politique nommé « Gauche Moderne »   fondé en 1999 par Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse, à l’époque député socialiste du Haut-Rhin et aujourd’hui secrétaire d’Etat à la justice.

Autour de lui, quelques amis pour la plupart aussi membres du parti socialiste, proches de Michel Rocard, de Dominique Strauss-Kahn, voire de Laurent  Fabius, qui n’en étant qu’au début de ses contorsions idéologiques, et de ses postures multiples, s’affichait encore comme moderne. Ce club, seul à gauche, revendiquait l’étiquette, souvent considérée comme un oxymore,  de « social-libéral »,  exprimant des valeurs comme la responsabilité et la solidarité, affirmant la complémentarité nécessaire entre droits et devoirs, entre concurrence et régulation, entre marché et rôle de l’Etat, un Etat qui devait être impérativement allégé et modernisé, sans perdre pour autant sa capacité à fixer les objectifs, à montrer la voie, à s’affirmer comme le garant du progrès et de la justice .
Sur ces thèmes, il   organisa des débats publics, publia des articles et des textes fondamentaux, élabora des  projets, engagea des relations suivies avec des clubs sociaux libéraux européens, notamment blairistes comme ‘Policy Network », et s’installa, modestement mais visiblement dans le paysage intellectuel et politique Français. La gauche moderne passait d’un concept un peu vague à une « marque » bien identifiée, au moins par les spécialistes, et représentée par celui que beaucoup appelaient alors le « Tony Blair français », Jean-Marie Bockel.  Sans être faux, c’était bien sûr exagéré, mais  si  flatteur !  S’investissant aussi dans la vie du parti socialiste, dont il représentait un  courant, abusivement traité de droitier,  « Gauche Moderne »  présenta une motion intitulée « pour un socialisme libéral » au congrès du Mans en novembre 2005. Motion dont le  score fût modeste – moins de 1% - mais qui avait été remarquée à l’époque et signalée, notamment par Max Gallo, comme la plus charpentée, la plus cohérente et la plus nouvelle des motions présentées.

En tous cas ce score montrait qu’il était inutile de continuer à tenter de rénover le parti socialiste ou  d’en modifier la trajectoire. Dès cette époque il était clair que ni la rénovation de la gauche, ni l’action pour la réforme  ne pouvaient venir du Parti socialiste. C’est ailleurs qu’il fallait agir.   Certains d’entre nous le quitteront dès la fin 2005,  d’autres plus tardivement, pendant la campagne présidentielle de  Nicolas Sarkozy ou après son élection.  En tous cas, pour  tous, cette élection représenta un moment décisif de la vie politique, le moment où les lignes pouvaient bouger, où les anciennes frontières pouvaient éclater, où des choix nouveaux et des chances nouvelles s’offraient. Cette élection, si l’on accordait foi à la campagne menée, pouvait représenter une chance de débloquer notre pays et d’ouvrir la voie du changement.

L’essentiel des membres du club « Gauche Moderne », approuvèrent le choix de Jean-Marie Bockel d’entrer dans le gouvernement de François Fillon, et   l’accompagnèrent, sans réserves, dans sa démarche en faveur d’une politique de réforme et de modernisation de la France.  Avec d’autres, venus d’horizons différents, du centre aux chevènementistes,  mais faisant une analyse comparable, et décidés eux aussi à rompre avec le passéisme et le dogmatisme qui avaient pu tenailler leurs propres organisations, avec des militants associatifs, avec des acteurs économiques et sociaux,  ils décidèrent de créer un parti politique cette fois-ci,  «  La Gauche Moderne ».

Parmi les ministres de gauche nommés par Nicolas Sarkozy, seuls Eric Besson et Jean-Marie Bockel ont choisi de créer un mouvement politique. Mais alors qu’Eric Besson, après avoir hésité, choisissait (avant d’adhérer, à la surprise de beaucoup, à l’UMP !) de limiter « les Progressistes » à un club,   Jean-Marie Bockel transformait  le sien en un véritable parti politique,  avec congrès fondateur, motion d’orientation soumise au vote des militants, élection des organes dirigeants, organisation structurée en région et dans la plupart des départements, interventions sur tous les sujets politiques d’actualité, commissions qui travaillent –et publient- sur des sujets comme l’éducation, la sécurité, l’économie,  présentation de candidats aux élections. Un site national (http://www.lagauchemoderne.org)  et plus de 15 sites de fédérations relaient les activités et les positions de La Gauche Moderne et permettent un contact avec militants et sympathisants. Ce parti, qui représente le pilier de gauche de la majorité présidentielle (aux côtés des deux autres piliers que sont  l’UMP pour la droite et le Nouveau Centre), pilier nécessaire à sa victoire et donc à la poursuite de sa politique de réforme, a commencé à se manifester publiquement dès novembre 2007, et  a été officiellement fondé lors du  Congrès tenu à Suresnes les 29 et 30 novembre 2008.
A ce jour, avec un ministre, un sénateur (Daniel Marsin), deux députés européens (Marielle Gallo et Michèle Striffler), une centaine d’élus municipaux (bientôt des dizaines d’élus régionaux),  1.400 militants regroupés en plus de soixante   fédérations, et de nombreux sympathisants, ce jeune parti commence à compter dans la vie politique de notre pays.

Par Marc D'Here 

http://lgm.paysdelaloire.over-blog.com/

vendredi, 28 août 2009

Rencontre Nationale de Mulhouse

Bonne rentrée à tous !

 

Fini les vacances ! et oui !

Petites et grosses infos :

  1. Layal et Sébastien ont intégré le bureau fédéral de la Gauche Moderne.
  2. Les inscriptions pour notre 2eme rencontre nationale Gauche Moderne à Mulhouse sont ouvertes.
  3. Lancement du comité opérationnel de campagne pour les élections régionales. Ceux d'entre vous qui sont intéressés doivent se manifester rapidement auprés d'Hélene ou de moi même avant la présentation à la presse (début septembre).

Bien à vous tous

djamel

 

 

mardi, 23 juin 2009

Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la justice

Avec huit nouveaux membres, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont procédé à un remaniement ministériel. Plusieurs changements remarquables  comme celle de notre Président Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la justice. Pour remplacer Rachida Dati partie  au Parlement européen Michèle Alliot Marie quitte  l’Interieur pour la fonction de Garde des sceaux. Elle y est remplacée par Brice Hortefeux lui même remplacé par Xavier Darcos aux affaires sociales. Luc Chatel récupère l’éducation. Il reste porte parole du gouvernement.

Frédéric Mitterrand ministre de la culture et de la communication, Michel Mercier, ministre de l’espace rural et de l’aménagement du territoire. Christian Estrosi devient ministre délégué chargé de l’industrie. Henri de Raincourt, président du groupe UMP, devient ministre délégué chargé des relations avec le Parlement.

Nora Berra secrétaire d’Etat chargée des aînés, Marie-Luce Penchard, secrétaire d’Etat à l’outre-mer. Pierre Lellouche, député de Paris, devient secrétaire d’Etat aux affaires européennes.

Bravo donc au Président de la Gauche Moderne et à Nora Berra, co-listière lors des élections européennes.

                                                                                                                                                                                     djamel KERICHE

jeudi, 30 avril 2009

Newsletter d'avril, visite de Jean-Marie Bockel à Lyon

 

 

dimanche, 17 juin 2007

Contre les citoyens de deuxième catégorie

Ce texte était paru pour l'association AIJIIR, association pour l'intégration des jeunes issus de l'immigration dans la République, au moment des émeutes de banlieues. Depuis, hélas, l'intégration des "deuxièmes générations" et la stigmatisation dont ils font l'objet n'a pas changé, au contraire.

Contre les citoyens de deuxième catégorie
Par Djamel Keriche, président d’AIJIIR.
« Ah, vous vous exprimez bien, sans accent. Ça fait longtemps que vous vivez en France ? » demande un médecin à une étudiante de 22 ans, Française, née et habitante en France. Mais voilà, Fatima est noire. Et le racisme ordinaire et les préjugés ne sont pas toujours de mauvaise foi. Du fait des habitudes mais également par manque chronique de volonté politique et de fraternité on a laissé s’enfoncer les immigrés dans une deuxième catégorie. En France, parmi nos mythes fondateurs, il y a celui de l’égalité républicaine devant la loi « sans distinction d’origine, de race ou de religion » comme l’indique l’article premier de la Constitution. Toutefois la mise en place de la parité homme-femme respecta ce principe : il s’agit d’une inégalité temporaire destiné à rétablir l’équilibre.
Notre modèle républicain et social est basé sur la méritocratie. Pour que celui-ci se réalise, que seul le mérite individuel distingue les citoyens, il faut qu’au préalable tous soient sur la même ligne de départ. Or, cette égalité des chances n’est que théorique ; il faut apporter des corrections à la société pour rétablir l’égalité. Or, si l’égalité (les mêmes droits et devoirs pour tous) est un but, l’équité (permettre à tous de disposer d’autant, corriger les inégalités) est un moyen : les discriminations positives, quand elles sont provisoires sont un moyen privilégié pour retrouver l’égalité. Aujourd’hui, la quantité et la diversité des discriminations et les ressentiments entretenus font qu’il est trop tard pour se contenter de solutions homéopathiques. A trente ans d’incurie et d’échecs, il n’y a pas de remèdes miracles, mais des solutions. L’une d’elles, au côté de la lutte contre le racisme, de l’éducation à la fraternité, de la politique du logement, est le rééquilibrage républicain : compenser la discrimination par un coup de pouce de la société.
D’abord la mise en place du rééquilibrage républicain aura un impact positif pour l’image de la jeunesse des banlieues, qui sera pour une fois ni décriée ni écartée mais mise en avant en exemplarité. Ensuite, ce procédé temporaire permettra de relancer l’ascenseur social, de tenter de sortir d’une manière apaisée du problème, et par le haut. Enfin, ce rééquilibrage républicain aura une forte portée intégrante, en accélérant l’intégration des jeunes discriminés à la société française par le monde du travail. L’intégration économique est la plus viable, la plus pérenne et efficace.
Alors on rétorque qu’il y a risque de stigmatisation. Mais ce système n’est qu’un accélérateur pour retrouver l’égalité, et pas une redistribution des emplois en France par quotas ou couleur. Il faudra que ce système soit régulé pour éviter tout dépassement : on peut imaginer des filtres : origine extra-communautaire des parents, lieu d’habitation, et accord de la personne… Ce système doit ne doit avoir qu’une durée dans le temps. Un tel faisceau de conditions permet de respecter notre tradition d’égalité républicaine et de rééquilibrer.
Souvent, ce sont les défauts et déviances du système américain d’affirmative action qui sont mis en avant. Il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui se sont les excès d’un système qui perdure dans le temps qui créent de nouveaux problèmes. Et qu’aux USA une génération métissée est aujourd’hui aux différents postes de responsabilités. Le rééquilibrage républicain tel que nous le proposons n’a qu’une vocation temporaire et curative. Il s’agit de rééquilibrer, de mettre en avant, pas d’imposer des quotas définitifs et permanents par race.
Aujourd’hui, vingt ans après la marche des beurs, il faut rétablir l’équilibre entre citoyens. Le rééquilibrage républicain en est un moyen. En le mettant vite en place, les effets seront rapidement perceptibles. Car chaque jour qui passe aggrave les inégalités.