mercredi, 07 octobre 2009
Jean-Marie Bockel en Savoie
JMB en SAVOIE
J'ai le plaisir de vous annoncer que Jean-Marie Bockel viendra à la rencontre des amis de la Gauche Moderne Savoie le : Mardi 27 octobre 2009. Nous attendons confirmation et ne manquerons pas de vous tenir informé dés que les détails de l'organisation seront connus. D'ores et déjà reservé vos agendas. Vous recevrez chacun et chacune une invitation personnelle pour cette rencontre.
Bien à vous tous !
djamel
08:41 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bokel savoie, keriche djamel, réunion gauche moderne, élection, département, chambéry, politique, ump, gauche moderne
vendredi, 27 mars 2009
Entretien Djamel KERICHE par Naima S.
Bonjour Djamel qui êtes vous?
J'ai intégré le Parti socialiste en 1997, d'abord au sein du MJS, j'ai continué naturellement mon engagement au sein du Parti Socialiste où j'ai exercé des responsabilités de secrétaire de section, de membre des instances fédérales et nationales (commission nationale des conflits). J'ai été durant ces années proche du courant fabusien, à cette époque Laurent Fabius était pour moi la personne qui incarnait le mieux l'ouverture au sein du PS sur les questions économiques. En 2006 après le vote sur le traité constitutionnel, j'ai décidé de mettre fin à mon engagement au Parti Socialiste. J'avais en effet appelé à voter Non au traité, car j'estimais et estime toujours que l'Europe doit être celle de l'harmonisation fiscale, de la défense commune, et il me semblait urgent déjà à cette époque de mieux cadrer les principes de l'ultra-libéralisme...Malheureusement la crise financière, même si elle est à l'échelle mondiale et pas Européenne m'a donné raison.
Pourquoi la Gauche Moderne?
Trop de personne font l'amalgame, il ne faut surtout pas confondre ultra-libéralisme et libéralisme.
Depuis déja plusieurs mois j'observe avec intérêt le parti "Gauche Moderne", parti auquel j'ai adhéré lors de la première rencontre du mois de juin. Je partage entièrement les positions qui sont celles de la Gauche Moderne. Notre monde change, bouge, la gauche française, contrairement aux autres partis de la gauche européenne, reste inlassablement statique et immobile. Devant nous et face à la crise qui frappe si durement notre pays et plus largement notre planète, nous avons besoin d'une gauche responsable et pragmatique, qui arrête de faire référence à des préceptes vieux de 150 ans. Une gauche qui ne se souci pas que de "gué-guerre "interne pour la prise de responsabilité mais qui oeuvre au quotidien avec tout ceux qui veulent trouver des solutions durables pour les Français. C'est ce que fait Jean-Marie Bockel. Je fais parti de ceux qui pensent qu'il n'y pas d'un côté les bons et de l'autre les mauvais, mais que dans chaques formations politiques il existe des personnes de bonne volonté qui ne se laissent pas enfermer dans des prisons idéologiques totalement anachroniques.
Vous avez été candidat lors de l'élection législative en Savoie soutenu par des partis de Gauche, est vous avez soutenu le candidat UMP sur Chambéry lors des muncipales ?
J'avais été candidat en interne au PS, malheureusement les éléphants nationaux du PS ont décidé de bloquer la circonscription et de l'attribuer sans discussions possible à une fidèle lieutenant. j'ai souhaité être candidat tout de même à l'élection législative sur mon département car je n'ai pas accepté "ce hold up" démocratique. J'ai donc crée un rassemblement RUGIR (Rassemblement Unitaire pour une Gauche Innovante et Républicaine) et nous avons rapidement mis en place un réseau citoyen important et dynamique ( lors de cette élection j'ai reçu le soutien du Mouvement Républicain et Citoyen ainsi que de celui des communistes). Malgré ces soutiens politiques, j'ai toujours exprimé ma grande liberté et l'idée que je mettais au premier rang les citoyens et leurs préoccupations. Le score réalisé sur la commune centre était au delà de mes attentes (6.15) et nous avons réalisé un score trés prometteur dans des quartiers populaires (troisième position). Je suis trés satisfait de ces résultats car nous n'avions pas les mêmes moyens que le PS, nous avons fait de la proximité l'élément central de notre campagne.
Alors pourquoi avoir soutenu un candidat de droite lors des municipales?
Pour moi seul compte les résultats des politiques menées, et je me suis positionné uniquement en fonction de cela. Regardez ce qui s'est passé dans toutes les grandes villes Françaises...Le mot d'ordre était l'ouverture, vous ne trouverez pas en France une liste de gauche ou vous n'avez pas eu d'ouverture à droite comme il n'existe pas non plus une liste de droite sans des personnalités de gauche. Sauf que pour certains vous faites preuve de courage et de pragmatisme et pour d'autre (moins nombreux) vous êtes un traître.Voilà comment certaines personnes confondent parti politique et groupement sectaire. Mon but à moi c'est d'oeuvrer pour un pays et un monde plus juste car plus solidaire.
Lors des dernières élections Municipales j'ai soutenu le candidat UMP de Chambéry, Xavier Dullin, car bien au delà des traditionnels clivages politiques je suis encore aujourd'hui plus convaincu qu'il aurait été un Maire proche des préoccupations de ses administrés, un maire humain et disponible. Il avait un programme exceptionnel, une volonté extraordinaire. Cela me suffit pour lui accorder mon soutien.
Avez-vous des points de désaccords avec le gouvernement?
(Rire...) Je ne suis pas encarté à l'UMP, c'est donc qu'il y a des différences!!! Il est evident qu'il existe des points divergents. J'affirme haut et fort le fait d'être un homme de gauche, il n'est pas question de se mentir. J'affirme sur un certain nombre de sujets mes différences avec la droite, mais au lieu de critiquer stérilement je préfère contribuer modestement comme la gauche moderne à des changements profonds dans notre société. Il me semble que le Chef de l'Etat et le gouvernement sont prêt et ouvert à la discussion...venant du PS c'est une première pour moi.
Votre but en Pays de Savoie?
Ma volonté est de permettre le développement de la gauche Moderne dans nos départements et de mobiliser les personnes proches de nous au profit de notre ambition commune :
"Comprendre, Rassembler et Agir".
12:00 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : keriche djamel, politique, gauche moderne, savoie, élection, ps, ump
jeudi, 29 janvier 2009
Communiqué de presse GAUCHE MODERNE
Les grèves et les manifestations d'aujourd'hui ont été importantes. Les grévistes ont pu pleinement s’exprimer et, grâce au service minimum, la gêne pour les Français a étélimitée.Cette journée a montré la volonté des salariés d’être présents et actifs dans la bataille contre la crise. Face à une crise internationale où seul l’effort de modernisation, decréation, de revalorisation de la place du travail, permettra de relancer la croissance, il vaut mieux des travailleurs mobilisés et un grand débat public qu’un pays découragé.A leur manière, les grévistes et les manifestants témoignent des retards que la France a pris dans les vingt dernières années et que les réformes entreprises doivent rattraper. A leur manière ils nous encouragent dans notre volonté de changer les choses, ils disent « la France a besoin des réformes ».La relance par l'investissement et les réformes de structure engagées, représente le meilleur moyen de protéger l'emploi et le pouvoir d'achat de manière durable, et de permettre aux Français de pouvoir profiter dans les meilleures conditions de la reprise lorsque celle-ci surviendra.Mais les grévistes et les manifestants disent aussi : « la France a soif de justice ». La majorité présidentielle, à laquelle appartient La Gauche Moderne, et le gouvernement, doivent entendre les messages, divers, que leur adressent les manifestants. Les salariés nous incitent à conditionner fermement l’aide publique à un changement tangible et durable de comportement de la part des dirigeants des grands établissements financiers et des grandes entreprises, comme Nicolas Sarkozy l’a proposé. La majorité présidentielle et le gouvernement doivent tout faire pour intégrer encore davantage dans la mise en oeuvre du plan de relance et dans leur politique économique les exigences de justice sociale. Nous mettrons toute notre énergie à faire des propositions dynamiques en ce sens.
La Gauche Moderne
23:11 Publié dans Dans la presse | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : gauche moderne, greve, manifestation savoie, gouvernement, keriche djamel
mercredi, 19 novembre 2008
Pourquoi le social libéralisme? par Jean François
Parce que nous sommes en crise.
Parce que nous avons désormais une obligation de résultats.
Parce que seul un discours de vérité est aujourd’hui à la mesure des enjeux, parce que seul il nous donne les leviers pour agir concrètement : « Dire ce que l’on fait et faire ce que l’on dit ».
Parce nous devons partir de la pratique et non de la théorie.
Et qu’en Europe, du nord au sud, la social-démocratie, le nouveau travaillisme, le socialisme pragmatique, nous montrent que la croissance fondée sur l’innovation, le plein emploi, la hausse du pouvoir d’achat, la vitalité des services publics et la santé du pacte social, constituent des réalités.
Parce que tous ces pays proposent des compromis, d’ailleurs divers, entre les libertés et la solidarité, les dynamiques individuelles et les régulations collectives, les initiatives de la société civile et le volontarisme de l’État.
Parce qu’à force de confondre le libéralisme et l’ultra-libéralisme, nous devenons aveugles au monde et incapables d’agir sur lui. Ne pouvant penser ni le capitalisme, ni le marché, ni l’entreprise, autrement que sur le mode de l’opposition, nous n’inventons plus de levier d’action pour agir en leur sein. Au risque de voire naître une société de marché destructrice des hommes et de la planète, à l’ombre de notre stérilité et de notre inaction.
Parce qu’à force de confondre le libéralisme et l’ultra-libéralisme, nous nous résignons à un étatisme convenu, à une conception centralisée et autoritaire de l’action publique. Nous ignorons les dynamiques individuelles et collectives. Nous méconnaissons les ressources de la société civile, les vertus de la régulation contractuelle et du compromis. Nous oublions les possibilités d’une puissance publique décentralisée, d’un État-providence rénové, agissant au plus près des besoins et en vue de la satisfaction de ses usagers.
Notre monde a changé. Il est tissé d’échanges généralisés et de flux, d’acteurs individuels et d’appartenances multiples. Notre société est riche de ses diversités, multiculturelle, mais aussi fragmentée et inégalitaire. Les outils d’une politique progressiste doivent changer.
Parce qu’il nous faut un social libéralisme, un socialisme des libertés , réconciliant l’idéalisme et le pragmatisme, en prise sur le monde d’aujourd’hui.
Nous sommes des sociaux libéraux.
Sociaux, car nous devons opposer aux rapports de force et à l’injustice, la nécessité d’une émancipation partagée. Car nous nous donnons pour fin la justice et la protection sociale, la réduction des inégalités et la promotion des solidarités. Car nous travaillons au partage des biens et des droits à l’échelle du continent et du monde. Sociaux, car nous défendons l’esprit public, ce qui fait société. Car nous soutenons le principe d’une action collective et volontariste.
Libéraux, car nous comprenons l’émancipation comme accès à la liberté. Nous défendons la liberté et la responsabilité individuelle, l’autonomie de la société civile, la délimitation de la souveraineté de l’Etat. L’émancipation doit être le fruit des libertés mises en commun : réunies par le débat et la négociation contractuelle, réglées par les normes du droit et l’exercice de la justice.
Oui, le libéralisme est épris de justice et ne se reconnaît pas dans sa forme « ultra » ou « néo », expressions pathologiques d’une liberté déréglée et irresponsable.
Ce sont bien la liberté de la personne, la responsabilité partagée, l’engagement individuel et collectif, qui ouvrent la voie au progrès et à de nouvelles formes de justice sociale.
Être social-libéral, c’est partir du monde tel qu’il est pour le rendre meilleur.
Nous devons reconnaître et assumer l’ambivalence du capitalisme et de l’économie de marché : ils sont à la fois le meilleur et le pire. Nous reconnaissons le rôle du marché, lieu de la production des richesses à partager et des échanges ouverts à l’autre. Nous assumons la concurrence, source d’innovation, de mobilité sociale lorsqu’elle s’oppose aux avantages hérités et aux monopoles constitués. Nous savons que construire une société solidaire, dans le monde tel qu’il est, suppose aujourd’hui, tout en la dépassant, une économie de marché. Nous encourageons l’autonomie source d’épanouissement et de responsabilité. Nous encourageons l’esprit d’initiative et d’entreprise, source de création, pas seulement économique.
Mais, tout autant, nous connaissons l’importance des régulations nécessaires à la correction des injustices et nous ne nous satisfaisons pas de politiques d’accompagnement. Bien plus, nous nous opposons à la seule logique de la production et de la rentabilité maximale. Nous refusons une société de marché faite d’une juxtaposition d’individus producteurs et consommateurs, isolés et mus par leur seul intérêt.
Nous soutenons que la croissance est nécessaire mais pas suffisante au développement. Que l’individu est d’abord un être social, une personne possédant des dimensions multiples qui ne se réduisent pas à ses fonctions économiques. Nous avons le projet d’une société solidaire, n’ignorant pas le non-marchand, qui comprenne l’émancipation comme épanouissement partagé.
Notre social-libéralisme est en prise sur le monde contemporain car ses principes et ses questions entrent en résonance avec lui.
Foncièrement pragmatique et anti-idéologique, il insiste sur le retour aux faits, aux conditions de vie, de production et d’échange, aux rapports de force.
Il s’intéresse aux conditions concrètes d’une liberté partagée. Il cherche à accorder, sous la forme du compromis et de la régulation, le jeu des libertés et l’exigence de justice.
Il défend les conquêtes pratiques du réformisme.
Il témoigne de son engagement démocratique, fondé sur l’autonomie et le pluralisme du corps social.
Il porte ses regards vers le fédéralisme européen et la solidarité internationale.
20:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, savoie, gauche moderne, jean marie bockel, département, keriche djamel

